vendredi 20 mai 2011

DSK, BERLUSCONI ET TUTTI QUANTI

Des soirées bunga-bunga à l'hôtel Sofitel, je suis, en tant qu'homme libertin de pratiques (nous parlerons de libertinage) et de convictions (disons libertinisme), choqué et atteint par l'utilisation, à propos de ces affaires, du terme "libertin".

Sans vouloir nécessairement revenir sur la longue et tumultueuse histoire du mot, d'épouvantail pour pudibonds à revendication assumée d'idées libre-penseuses, je dois dire que ses utilisations abusives heurtent ma sensibilité philosophique et érotique.

Posons quelques principes : il n'est pas de libertinage sans libertinisme, et il n'est pas, selon moi, de libertinisme sans la conviction profonde de l'égalité homme-femme. Or, dans ces "affaires" (et si les faits sont avérés), il est question de tout sauf du plaisir et du libre-choix de ces dames. Comment prétendre à la liberté de chacun si l'on refuse la liberté de chacune ?

Sexe et politique… Ils sont pourtant nombreux les exemples de grands "consommateurs de femmes" (le terme a été utilisé à propos de DSK) non-libertins. Et ces exemples nous appellent à réfléchir à la liberté sexuelle quand elle est le monopole de ces messieurs : tandis que François 1er était moqué dans toutes les cours d'Europe pour son libertinage, son cousin, le très catholique, puis très anglican, Henri VIII raccourcissait ses épouses les unes après les autres. Mêmes temps, autres mœurs.

Le livre noir du puritanisme reste à écrire. Et il est fort à parier que, comme d'habitude, les femmes victimes y seraient les plus nombreuses.

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